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Tokio Hotel, Killerpilze, Cinema Bizarre, Lafee ....
Pieces (by Red)

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1 Pieces (by Red)
131 lectures
2 Bella's Lullaby (Twilight)
689 lectures
3 Emily (de From First To Last)
591 lectures
4 Tokio Hotel ==> Rette Mich
559 lectures

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Introduction

Introduction
Donc bienvenue sur texte-en-drame, un blog d'os et de mini-fic yaoi.
En espérant que certaines/certains apprécieront bonnes visites.

P;s : Pour info, les os les plus récents sont situés à la fin du blog =)



Sommaire des One-Shot :


Il s'appelait Tom, il était bi (yaoi, deathfic)

Tomorrow (twincest)

La mort n'est pas pas toujours négative même elle fait mal (pas trop yaoi, deathfic "positive")

Ces putains de dreads ! (Lemon twincest)

Je t'aime, un peu, beaucoup ... (twincest)

La croisière (Lemon yaoi)

Affection de nuit (lemon tout doux)

Open your Eyes (song-fic)

La vie est un album qu'il faut remplir (défi)

Mini-Fic : Education d'un vampire (finie) Partie 2 Partie 3

Où est Tom ?

Lemon : Identité Maléfique

Os/Lime : Plus jamais

Os/Lemon : Lieu de retrouvailles

Os : Par la fenêtre

Je suis ici : un super annuraire de fic' yaoi !


P.S : Pour celles qui veulent être prévenu quand y a du mouvement sur le blog il suffit de me rajouter dans vos blogs préférés. =)

# Posté le lundi 14 janvier 2008 15:00

Modifié le vendredi 12 juin 2009 07:58

MP3 : Zimmer 483 Live tour / Tokio Hotel ==> Rette Mich (2008)

Zimmer 483 Live tour / Tokio Hotel ==> Rette Mich (2008)

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  • Titre : Tokio Hotel ==> Rette Mich
  • Album : Zimmer 483 Live tour
  • Année : 2008

Paroles :

Pour la première fois seul dans notre cachette
Je distingue encore nos noms sur le mur et les efface d'un revers de main.
Je voulais tout t'expliquer
Pourquoi t'es-tu sauvée ?
Reviens - emmène-moi avec toi

Viens et sauve-moi - ça brûle au fond de moi
Viens et sauve-moi – sans toi je n'y arrive pas
Viens et sauve-moi - sauve-moi - sauve-moi

Nos rêves étaient des mensonges et chaque larme factice
Dis-moi que ce n'est pas vrai - dis-le moi maintenant.
Peut-être entends-tu quelque part
Mon S.O.S lancé à la radio...
M'entends-tu – oui ou non ?

Viens et sauve-moi - ça brûle au fond de moi
Viens et sauve-moi – je ne m'en sortirai pas sans toi
Viens et sauve-moi - sauve-moi - sauve-moi

Toi et moi - toi et moi - toi et moi -
Je distingue encore nos noms sur le mur et les efface d'un revers de main
Nos rêves étaient des mensonges et aucune larme n'était sincère
M'entends-tu – oui ou non ?

# Posté le lundi 14 janvier 2008 15:29

Modifié le samedi 12 juillet 2008 06:08

MP3 : Dear Diary, My Teen Angst Has / Emily (de From First To Last) (2004)

Dear Diary, My Teen Angst Has / Emily (de From First To Last) (2004)

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  • Titre : Emily (de From First To Last)
  • Album : Dear Diary, My Teen Angst Has
  • Année : 2004

Paroles :

Ses sourires et ses rires
C'est la seule chose que j'ai attendu pendant longtemps
Sans me soucier de notre distance et de nos espoirs, parce que nous étions
Emportés par nos beaux yeux et nos lettres pour tout le temps
La seule chose que j'ai attendu

Refrain :
J'espère que c'est quelque chose qui en vaut l'attente
Parce que c'est la seule fois ou je me suis senti vrai
Les orages n'ont jamais pu m'arrêter
Parce qu'il n'y a personne au monde comme Emily

Elle est simple pourtant déroutante
Ses yeux me rendent faible et mes mots en tremblent
Les jours me semblent être des années en ce mois de décembre
L'hiver me refroidi et je dois pourtant dormir
Et jamais je n'abandonnerai parce que tu es tout pour moi

Refrain

J'espère que c'est quelque chose qui en vaut l'attente
Parce que c'est la seule fois ou je me suis senti vrai
Les orages n'ont jamais pu m'arrêter
Parce qu'il n'y a personne au monde comme Emily
Il n'y a personne au monde comme Emily

# Posté le samedi 12 juillet 2008 05:57

Tomorrow

Tomorrow
Os imaginé à partir de la magnifique chanson d'Avril Lavigne : Tomorrow. Bonne Lecture !


__ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __



Et je veux bien te croire
Quand tu dis que ça va aller


Oui, je veux te croire mais c'est plus fort que moi ! Comment puis-je être sûr que tout ira bien, que tout redeviendra comme avant ? Dois-je encore te faire confiance après ce que tu m'as fait ? Je me sens trahi, je me sens faible et je n'aime pas être faible. Ça va aller, tu m'as toujours dit ça mais rien ne va jamais ces derniers temps. Ces derniers temps tout part en couille, tout nous échappe, même notre amour s'effrite...
Ouais j'essaye de te croire
Mais je n'y arrive pas.


Non, je ne peux pas, je ne peux plus, je ne veux plus ! Je me suis trop laissé berner par tes mensonges et croire en tes regrets et excuses me ferait trop mal car un jour ou l'autre je retomberai d'encore plus haut. Je monte toujours trop haut avec toi et ma chute a été affreuse cette fois-ci, je veux juste t'aimer, monter assez haut mais pouvoir redescendre sans me briser.


Quand tu dis que ça va aller
Ça se passe toujours différemment,
J'essaye de te croire


J'ai longtemps cru à tes mensonges, tu as toujours tout fait pour que j'y crois, pour que je m'y accroche pour que je t'aime. Seulement, j'ai appris des choses, j'ai appris ce que tu avais fait et je ne veux plus te croire, j'ai déjà essayé et je n'essaierai plus. Mais seulement voilà, était-ce vraiment des mensonges ou une vérité que je veux me cacher pour me prouver que j'ai une raison de te pardonner ? Ce que je dis n'a aucun sens et pourtant je voudrais te croire et essayer de pardonner.


Je ne sais pas comment je me sentirai
Demain, demain
Je ne sais pas quoi dire
Demain, demain est un autre jour.


Oui, demain est un autre jour, demain sera différent, demain tu ne seras peut-être plus là ou alors se sera moi. On aura probablement recommencé nos mensonges et toi, t'a trahison. Je te dirai que je m'en fiche mais dans mes yeux tu ne liras plus que de l'amour, juste de la douleur, ma douleur.


C'est toujours toi qui a toujours décidé
Maintenant ça change, c'est mon tour


Oui, pour une fois, c'est moi qui est le pouvoir, je peux décider, je vais décider. Je ne me laisserai plus guider par ta voix, par ton corps et par tes caresses. Non, se sera moi et seulement moi, moi face à ma décision, celle qui régira notre avenir ensemble ... ou pas.


Je vais faire ce que j'ai à faire
Mais toi surtout ne fais rien


Non, tu ne vas rien faire, tu te dois de ne rien faire, ta dernière décision m'a poussé à prendre la mienne, ta dernière décision m'a blessé. Oui, je suis blessé, juste trahi par ton infidélité. A croire que je ne te suffisais pas, il a fallut que tu te tournes vers un autre gars que moi. « Nous sommes frères, on ne peut pas. » Quelle belle excuse tu m'as sorti ! C'est la phrase la plus stupide qu'il m'ait été donné d'entendre un jour ! Le fait que nous soyons frère ne t'as pas dérangé pendant 3 mois alors pourquoi ressortir cette excuse douteuse maintenant ? Si seulement tu m'avais dit, j'étais très sobre et j'm'en fiche que ça te fasse mal, ça m'aurait rendu la tâche beaucoup plus facile, cette lourde tâche qu'est de choisir si oui ou non je vais te pardonner, si oui ou non je vais accepter d'oublier. Mais peut-on réellement oublier une infidélité, peut-on la pardonner entièrement ? M'as-tu demandé pardon parce que tu tiens réellement à moi ou seulement par principe et logique ? Veux-tu réellement que je te pardonne ?


Donne moi un peu de temps
Laisse-moi seul un moment


J'ai besoin d'y réfléchir, besoin de faire le point sur nous. Nous étions heureux et après tout quand on a l'argent, l'admiration, les voyages et aussi l'amour on ne peut qu'être heureux. Mais l'amour tout court ne m'aurait pas suffit, c'est l'amour avec toi qui m'a vraiment comblé. Tu sais, mon corps tremblant sous le tien, nos yeux voilés de désir qui ne se détachent pas pendant que tu t'enfonces toujours plus en moi, c'est vraiment certaines de ses chose qui m'ont comblé. Tu t'en rappelles ou as-tu oublié ? Moi, je ne pense pas pouvoir oublier tout ça, nos moments de bonheur, même ceux où il n'y rien de particulier en apparence, genre toi et moi sur le canapé en train de manger de la pizza 4 fromages, toi et moi rigolant à une blague de Georg, toi et moi dormant serré l'un contre l'autre... et encore pleins d'autres souvenirs. Et c'est maintenant que je comprends, je ne veux pas que ses souvenirs restent à l'état de souvenirs mélancoliques, je veux revivre tous ces souvenirs chaque jours et je veux essayer encore une fois, je veux encore une fois croire que tout ça n'est pas perdu. Alors, oui ...


Peut-être qu'il n'est pas trop tard
Mais pas aujourd'hui


Non, aujourd'hui je veux me reposer, je veux passer une journée comme je les aime, seulement en boxer avachi sur mon lit à zapper, un verre d'eau sur la table de chevet et une tartine de confiture dans la main. Une journée peinarde car dans 2 jours, c'est reparti pour la tournée, le manque de sommeil, nos nerfs à rude épreuve, la proximité dans le bus et pour toutes ces raisons je ne veux pas être en conflit avec toi, ça se ressentirai sur notre prestation, notre humeur et nos actions. Je veux être content de chanter notre chanson et content de me réveiller le matin en voyant ta tête d'endormis, te voir juste au naturel, sans casquette, bandeau ou autre. Je vais essayer, encore une fois, de te croire, de te pardonner parce que c'est plus fort que moi, je t'aime trop pour t'être rancunier éternellement. Un jour j'ai entendu cette phrase : « Faut être Dieu pour être trahi et aimé plus fort », je n'avais jamais compris cette phrase parce que jamais je n'avais eu à affronter cette situation mais aujourd'hui elle a tout son sens pour moi et crois-moi, il me faut vraiment prendre sur moi pour te pardonner de m'avoir trahi, trompé ; il faut du courage et de l'amour...


Je ne sais pas comment je me sentirai
Demain, demain
Je ne sais pas quoi dire
Demain, demain est un autre jour.


Oui, demain est un autre jour. Demain sera un jour de pardon, un grand jour d'effort. Je ne sais pas vraiment comment je vais réagir ni comment je vais aborder la chose mais je sais que je te pardonnerai, je te pardonne toujours après tout. Je suis Bill, celui qui pardonne toujours tout et n'importe quelle connerie que son frère commet. Je suis celui qui t'aime le plus au monde alors c'est peut-être pour ça que je suis le seul à être capable de te pardonner cela, tu ne penses pas ? Tu as toujours été celui de nous deux qui réfléchissais le plus mais je me demande comment as-tu réfléchi lors de cette soirée où tu m'as trompé. Moi, je suis celui qui réagit directement et j'ai réagit assez violemment quand tu me l'as dit, je n'ai peut-être eu aucune réaction devant les G's mais seul à seul j'ai laissé place à ma libre colère. Cette fois-ci j'ai réfléchis, j'ai pris tout mon temps pour réfléchir, pour savoir si tu méritais mon amour, je me suis remis en question, j'ai pleuré et je n'en ai pas honte, pleurer pour toi ne m'a jamais dérangé mais pleurer pour ta connerie m'a énervé. J'ai pleuré par ta faute, et je vais te le faire comprendre, à ma manière, la manière douce, la manière Bill.J'ai pleuré pour nous, pour que ce "nous" continue d'exister.


Et je veux bien te croire
Quand tu me dis que ça ira
J'essaye de te croire
Mais pas aujourd'hui


Pas aujourd'hui mais demain. C'est promis demain tu sauras ma décision. Demain, tu auras le droit de me dire que « ça ira », tu auras le droit d'à nouveau prendre les commandes et les décisions de notre relation, demain je voudrais bien te croire à nouveau, je n'essaierai plus je te croirai vraiment parce que se sera notre dernière chance et que j'y croirai, je croirai en cette nouvelle aventure à tes côtés. Crois-moi, je ferai tout pour que ça marche.


Demain changera surement


J'espère que demain te changera toi, moi j'ai déjà changé pour toi, demain te changera sûrement.

# Posté le samedi 12 juillet 2008 06:27

Modifié le lundi 10 novembre 2008 17:23

La mort n'est pas toujours négative même si elle fait mal

La mort n'est pas toujours négative même si elle fait mal
__________ Cette histoire commence dans une ville d'Allemagne : Berlin, tout le monde connaît cette capitale ou en a déjà entendu parler une fois dans sa vie, que se soit à cause des conneries d'un raciste communiste ou grâce aux symphonies d'un grand musicien classique qui marqua les esprits. Mais Berlin n'est pas qu'une capitale, Berlin est une véritable fourmilière, chaque jour des milliers de gens circulent dans les rues, chaque jours tous ces gens ne se préoccupent que de leur personne et du schéma qu'ils répètent toute l'année : réveil, petit déjeuner, boulot, déjeuner, enfant, dîner, coucher, réveil et ainsi de suite, tel une chorégraphie enregistrée qui ne cesse de tourner en boucle. Dans cette ville, il y a un hôpital, et plus précisément il y a un étage spécialisé dans les cancers. Vos yeux sont ceux de la personne qui foule le sol de ses pieds et vous avancez lentement dans le couloir de ce 6ème étage, vous passez devant des dizaines de chambres, toutes plus semblables les unes que les autres : il y a des vitres aux stores relevés et par lesquelles vous apercevez les « petits cancéreux », ils sont jeunes et la plupart ne dépasseront pas l'adolescence ou leurs 18 ans s'ils sont déjà dans l'adolescence. Vous continuez d'avancer avec la même lenteur, observant encore et encore ses enfants destinés à la mort, observant leurs visages décharnés par la maladie qui les habite, observant leurs crânes lisses et la tristesse qui se lit dans les yeux de leurs parents. Au final, vous arrivez au bout du couloir sauf que la dernière chambre n'est pas ordinaire, cette fois-ci les stores sont baissés et un étrange malaise vous prend quand vos yeux se posent sur la porte. Vous ne savez pas pourquoi votre c½ur s'accélère ni pourquoi vos mains se font moites et encore moins pourquoi l'appréhension gagne tout votre être...

__________ Pour comprendre, il faut que vous sortiez de ce corps, maintenant vous êtes juste une caméra, un banale instrument qui permet de voir la scène d'un point de vue neutre et objectif : une personne, une porte, un couloir et un hôpital. Cette personne devant la porte, c'est un gars, il est habillé façon américaine avec un baggy et un tee-shirt large, il porte des dreads, une casquette et un bandeau. Ce garçon s'appelle Tom, il a 19 ans et vient rendre visite à son frère jumeau, Bill. Le c½ur qui s'accélère, les mains moites et l'appréhension se sont ses réactions que vous avez ressenties il y a quelques minutes. Il se décide finalement à pousser la porte et l'ambiance qui règne dans la pièce le bouleverse, comme toujours : c'est une ambiance lourde, tellement lourde que vous ne savez pas quoi faire ni quoi dire malgré l'assurance qui vous habite. L'assurance quitte Tom au moment même où il pose les yeux sur le corps frêle allongé sur le lit d'hôpital, il détaille toutes les formes de son frère, il détaille les mains blanches, la peau pâle, le buste légèrement découvert et les cheveux châtains clairs qui s'offrent à sa vue. Certains pourraient sûrement se poser la question du « Pourquoi un cancéreux a-t-il encore ses cheveux ? », ceux à quoi Tom répondrait que si Bill a encore ses cheveux c'est tout simplement parce que la chimiothérapie ne servirait à rien, le cancer a été détecté trop tard et hormis retarder un peu plus sa mort cela ne lui apporterait que de la souffrance en plus, ils ont donc refusé le traitement après une longue discussion, une des dernières longues discussions qu'ils aient eu. Bill est atteint d'une leucémie, un cancer du sang qui attaque tout son corps, certains jours il peut rester assis 10 min et parler avec son frère mais d'autres fois son état le force à rester allongé et dormir plus de 15h d'affilé. Sa tête lui fait mal, elle bourdonne, tambourine ; ses muscles ne lui obéissent plus, ils sont faibles et engourdis ; il n'a plus que la force de remercier son frère d'être venu et les rares fois où il peut parler il lui raconte ses souvenirs avec lui, leurs souvenirs d'enfance, leurs souvenirs heureux ;il ne mange plus et ne bois que le strict minimum au risque que son estomac ne lui fasse tout rendre.

__________ Tom s'assoit sur la chaise à côté du lit de son jumeau, prenant bien soin de ne se prendre les pieds dans aucunes perfusions, il y en a des quantités autour de Bill et ça lui fait vraiment mal de le voir dans cet état, les perfusions servant pour la plupart à le maintenir en vie, diminuer sa douleur ou encore essayer tant bien que mal de lui faire garder un poids acceptable. Aujourd'hui est un mauvais jour, un jour où Bill ne peut rien faire et interdit généralement à son frère de lui rendre visite afin qu'il ne le voit pas aussi souffrant mais cette fois-ci Tom n'a pas céder à la demande de Bill et commence à regretter quand il se rend compte que son frère ne tiendra peut-être pas le coup plus longtemps. Un médecin rentre dans la chambre obscure, les volets étant fermés, il sourit amicalement au dreadé, vérifie la tension et le cardiographe de son patient. Une expression peinée prend alors place sur tout son visage et Tom s'inquiète :

_ Il y a un problème docteur ?, demande-t-il.

_ Oui, je suis navré monsieur Kaulitz mais ... votre frère ne tiendra plus très longtemps ainsi. Il a de plus en plus mal, de plus en plus de pertes de connaissances et les traitements sont de moins en moins efficaces, on a beau augmenter les doses cela ne suffit plus. Son corps devient faible de minutes en minutes, je ... je suis vraiment désolé mais nous ne pouvons plus rien faire.

_ Non, ce n'est pas possible, il y a forcément un moyen !, s'énerve Tom.

_ Il n'y a plus rien à faire, profitez de vos derniers moments avec lui, dans moins de 3 jours je crains qu'il ne soit plus de ce monde.

__________ C'est tout ce que le médecin dit, il repose son carnet dans sa veste et sort de la pièce en jetant un regard d'excuse à Tom, encore plus désespéré que quand il a posé les pieds dans la pièce. Il prend sa tête entre ses mains, ses mains rugueuses et expérimentées de musicien, et se laisse aller à sa peine. Tom ne pleur que rarement, il ne veut pas que son frère voit qu'il souffre, son frère a déjà assez à supporter sans avoir à consoler Tom en plus, c'est le point de vue de l'aînée de ces deux frères, aînée qui continue de laisser couler sa peine librement sans voir que son petit frère soulève péniblement ses paupières et demeure perplexe quand il aperçoit la personne à qui il tient le plus pleurer devant lui, croyant qu'il dort encore. Bill lève tant bien que mal sa main et passe ses doigts sur ceux de son frère, Tom relève les yeux et sourit tristement.

_ Bonjour, Bill, prononce-t-il la gorge encore serrée par ses larmes.

_ Qu'est-ce qui se passe ?, lui répond la voix fatiguée de Bill.

__________ Il ne lui donne pas de réponse et se lève pour se planter devant la fenêtre demandant s'il peut l'ouvrir un peu pour faire de l'air, ce qu'il fait après autorisation du jeune homme allongé sur son lit, sur son lit de mort ... Bill ne comprend pas, son frère n'est pas aussi distant d'habitude mais aujourd'hui n'est pas un jour comme d'habitude, aujourd'hui Tom se sent fatigué peut-être autant que Bill... Non pas autant. Celui-ci, toujours appuyé sur le rebord de la fenêtre et profitant de l'air frais du mois d'octobre porte son regard sur ce corps qu'il a contemplé 5 min auparavant. Des jambes fines et des cuisses osseuses qui se devinent à travers le drap blanc de l'hôpital, toujours se torse finement dévoilé et ses yeux ... Tom se perd dans ces yeux là, il y lit tant de chose, il y a lu tant de choses : il a 5 mois, il pouvait y lire la joie de vivre, la malice ou encore la curiosité ; à l'instant même il y lit de la tristesse, de l'incompréhension et de la peur.

_ Tom, s'il te plaît.

_ Pardon.

Il revient s'asseoir à ses côtés et prend sa main, la massant délicatement entre ses doigts tout en le regardant tendrement.

_ Pardon, répète-t-il.

_ Pardon pour quoi Tomi ?

_ Bill.

__________ Sa voix repart en sanglot, ce surnom si enfantin lui rappelle qu'il n'aura plus jamais son Bill. Il se jette dans ses bras fragiles et sert son frère, doucement pour ne pas le blesser mais assez pour lui faire ressentir les sentiments qui l'habitent. Bill répond faiblement à son étreinte et dépose un tendre baiser dans son cou, baiser représentatif de l'intensité de leurs sentiments, baiser doux, appuyé et discret. Il se dégage de l'emprise protectrice et plonge son regard dans celui de son homologue, y cherchant des indices pour savoir qu'est-ce qui met son frère dans cet état de tristesse et il n'a pas à chercher longtemps, Tom décide que son frère mérite de savoir la vérité alors il va lui avouer.

_ Le médecin est passé avant que tu ne te réveilles, commence-t-il.

_ Et ..., l'encourage Bill.

_ Il a regardé tout ses bidules qui t'entourent et ... et il a pris une expression bizarre et ...

_ Tourne pas autour du pot, le coupe son frère.

_ Il te reste 3 jours ou moins à vivre.

__________ Il baisse les yeux, ne voulant pas affronter le regard douloureux de son jumeau mais celui-ci l'oblige à le regarder d'une simple pression sur son menton avec son index gauche. Il lui intime de se rapprocher à nouveau de lui par le simple langage de leurs yeux ce à quoi Tom cède en le reprenant dans ses bras, respirant son odeur et caressant son dos. Bill profite de cette étreinte, il le sait et il le savait qu'il allait mourir, il a eu le temps de s'y faire mais apparemment Tom a cru qu'il pourrait y échapper, se faisant de faux espoirs. Oui, Bill a vraiment eu le temps de se faire à l'idée de sa mort, il n'a plus peur de la mort, il a su l'apprivoiser et la dévaloriser à tel point qu'il ne s'inquiète plus de savoir qu'il va mourir. Maintenant, il s'inquiète juste de savoir si son frère pourra supporter sa mort.

_ Dis Tomi, tu peux me promettre quelque chose ?

_ Peut-être, dis toujours !

_ Nan, tu promets et après je dis.

_ Bill, tu sais que je n'aime pas ça.

_ Je sais mais je te le demande quand même, s'il te plaît.

_ D'accord, c'est promis, capitule Tom.

_ Quand je serai plus là, je veux que tu restes ici, sur Terre. Je t'interdis de me rejoindre, et je veux que tu sois heureux.

_ Comment tu peux m'avoir fait promettre ça, Bill ? Ça va être l'enfer sans toi !

_ Ça l'est déjà, je vois que tu souffres mais sache que ... je serai toujours là dans ton c½ur, dans ta vie et autour de toi. Je t'aime plus que tout, Tom, plus que ma propre vie, qui ne vaut plus rien d'ailleurs.

_ Comment tu peux faire de l'humour dans ces moments là ?

_ C'est du cynisme, Tomi.

__________ Un silence prend place, c'est un silence léger où chacun profite de la chaleur de l'autre et du contact de sa peau. Chacun est dans ses pensées, pensées que Bill interrompt d'une voix timide :

_ Dis Tomi, je peux te demander quelque chose ?

_ Si tu ne me fais rien promettre demande, déclare Tom dans un demi-sourire.

_ Tu peux m'embrasser ?

__________ Tom se recule, surpris par la demande et considère curieusement son frère avant de se rapprocher lentement de ses lèvres douces. Il penche sa tête, effleure la peau charnue et rentre finalement en contact avec elles. Il ne bouge pas, a l'impression folle que son corps ne lui répond plus, que sa respiration s'est arrêtée et ne sait pas s'il doit aller plus loin ou pas. Cependant, comme pour répondre à sa question intérieure, Bill passe une main dans sa nuque lui informant qu'il peut aller plus loin. Le dreadé entrouvre alors ses lèvres et glisse sa langue entre celles de son frère qui les ouvre, au début il ne fait rien d'autre que redessiner l'intérieur de sa bouche puis leurs langues se rencontrent et se découvrent. Elles se taquinent, se cherchent, se retrouvent et se caressent d'une manière continuellement douce et empreinte de tendresse et d'amour. Ils finissent par se détacher à contre c½ur et se scrutent avant que Tom ne prenne la parole, poussé par sa curiosité :

_ Pourquoi tu voulais que je t'embrasse, petit frère ?

_ Je me suis toujours demandé comment tu embrassais toutes ses filles ?

_ Et ?

_ Tu les embrasses bien.

_ Moins bien qu'avec toi, rétorque Tom.

_ Je t'aime, Tomi.

_ Moi aussi, je t'aime.

__________ C'est la seule réponse qu'il parvient à lui donner, il reste enlacer encore 10 minutes quand un bruit strident perce les oreilles de Tom : c'est un bip continu et aigu, il ne veut pas entendre ce bruit, il sait ce que ça veut dire. Il se détache de son frère et ne peut regarder plus longtemps le visage de son frère, son frère mort dans ses bras.




__________ Une infirmière débarque rapidement, suivie par toute une horde de médecins qui tentent de le réanimer sous les yeux impuissants de Tom, mais lui, il sait que Bill ne se réveillera pas, il le sait au plus profond de lui-même et cette simple constatation lui amène les larmes aux yeux. Il sort de la chambre, court à perdre haleine, passant même par les escaliers, il sort du bâtiment aseptisé toujours en courant et part, loin, très loin de ce lieu de mort et de tristesse. Il le savait, il avait été prévenu et pas qu'aujourd'hui mais il a espéré, espéré à tord, comme un enfant qui croit que le monde est tout rose et que le père Noël existe, il a simplement espéré et voulu que son frère vive avec lui. Et comme un con, il a promis à son frère de vivre, il lui a promis d'essayer d'être heureux. Il ne veut pas vivre, il a juste envie de crever, de partir de ce monde ô combien cruel et injuste, il s'assoit sur le banc d'un parc. Ce parc est vide, il est 20h et à cette heure tout le monde dans les foyers mange et passe la soirée en famille seulement lui il a perdu sa famille, il a perdu son frère jumeau, celui avec qui il riait jusqu'à 3h du mat', celui avec qui il se disputait et se frappait à coup de poêle, celui qu'il aimait et à qui il avait dit « je t'aime », juste à lui, avec lui, rien que lui. Ses larmes défilent toujours sur ses joues, elles sont toujours aussi abondantes et elles le brûlent, il est déchiré de l'intérieur et rien ne peut apaiser sa peine, pour l'instant ...



[...]



___________ Deux ans ont passés, aujourd'hui Tom se rend à son entreprise car voyez vous il a monté sa propre entreprise, une entreprise de recherche médicale et en deux ans, la recherche a abouti à un remède contre le cancer du sang et la plupart des autres cancers. Tom est fier de son travail car grâce à son traitement et son vaccin les gens pourront vivre leur vie et ils n'auront pas le destin de Bill. Voyez vous, il n'a pas oublié son frère, on ne peut pas oublier la personne qui a compté et compte le plus pour vous c'est techniquement impossible, pour Tom comme pour de nombreuses personnes. Il a refait sa vie, avec un homme aussi étrange que ça a pu paraître à sa famille mais il ne comprenait plus les filles alors il s'est tourné vers les hommes. Il n'a pas vraiment cherché à rencontré son copain, nous dirons que c'est plutôt l'amour qui leur est tombé dessus. Bien sûr, il n'aime pas son copain, John qu'il s'appelle, comme il a aimé Bill, cet amour là n'est pas comparable mais John a beaucoup été là pour lui, il l'a soutenu, il lui a apprit à vivre de nouveau et à sourire. Il lui a fait comprendre que si Bill n'était plus là, il fallait que lui il se relève et vive pour son frère, il lui a fait comprendre que son frère habiterait toujours son c½ur et que oublier sa douleur n'était ni un manque de respect ni un manque d'amour envers lui. Alors, Tom s'est relevé, il a monté son entreprise de recherche, a rapidement trouvé des chercheurs compétant, John étant lui-même chercheur et possédant des relations, a débloqué des fonds pour financer les recherches et aujourd'hui il est là : Tom, 21 ans, patron de la plus grande boîte de recherches et médicaments cancérigènes du pays, il a su développé son commerce en ne vendant pas ses médicament à des prix exorbitants et il a même crée des centres médicaux avec toutes les sortes d'oncologues spécialisés dans un domaine particulier.

__________ Et aujourd'hui, deux ans jours pour jours après la mort de son frère, il donne une conférence de presse internationale, aboutissement de son investissement. Il rentre dans la grande salle et se dirige immédiatement vers l'estrade où un micro l'attend.

_ Mesdames et messieurs, bonjour ! Je vous remercie de vous êtes déplacé pour cette conférence de presse sur nos produits et l'entreprise. J'attends vos questions.

_ D'où vous est l'idée de crée une telle entreprise vous qui n'avez pas d'expérience ni en science ni en
recherche ?, demande une première journaliste.

_ Il y a deux ans, mon frère jumeau est décédé des suites d'une leucémie repérée trop tard et par la suite, j'ai voulu faire en sorte que les gens ne connaissent pas la douleur de perdre un proche de cette manière et que les cancers sous toutes leurs formes soient repérés facilement et traités efficacement. Mon inexpérience a vite été oublié car mes employés sont gentils et m'expliquent se qu'ils font quand je leur demande ou que j'ai du mal à cerner leurs opérations.

_ Pourquoi avoir aussi crée des centre médicaux ? La vente de médicaments ne suffisait plus ?

_ Elle était largement suffisante, si j'ai crée ces centres ce n'est pas pour récolter plus d'argent mais plutôt pour que les gens soient mieux informés, moins ignorants, pour qu'ils puissent être dépistés, soignés et vivre avec le sourire, et certainement pas en attendant que le cancer les emporte.

_ Une réussite, puisque les morts du cancer ont baissé de 30% depuis que vos médicaments, non ?

_ Evidemment ! Nous travaillons à éradiquer toutes les sortes de cancer, pour toutes les personnes et de tous les âges alors que 30% des personnes atteintes de cancers ne soient plus en danger de mort immédiat grâce à notre action est évidemment une réussite.

__________ Les questions et les réponses se poursuivent ainsi pendant encore quelques temps mais au fond, tout ce qui compte c'est que Tom soit heureux et qu'il n'oublie pas Bill. Bill qui restera a jamais dans son c½ur car sans lui il n'aurait jamais accompli toutes ses choses, il n'aurait peut-être jamais rencontré John avec qui il est finalement heureux dans sa vie de couple et dans sa vie sociale.

__________ Et pour tout ceux qui perdent un proche, un ami ou même un animal de compagnie (car l'amour est partout et pour tout le monde) je dirai qu'il faut continuer à vivre, à vivre pour la personne qui nous a quitté et accomplir son destin en gardant la tête haute car les personnes que nous aimions et qui nous ont aimé sont à jamais gravé dans nos c½urs et tant que nous les gardons dans nos mémoires, ils restent vivant à travers nous ... à jamais.

Un jour, Bill à écrit :
Quand rien n'ira plus je serai un ange, rien que pour toi
Pour toi j'apparaîtrai dans les nuits les plus sombres
Et nous nous envolerons loin d'ici
Nous ne nous perdrons jamais. (Wenn Nichts Mehr Geht)

ENDE



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Verdict ?

# Posté le samedi 12 juillet 2008 07:08

Modifié le lundi 10 novembre 2008 17:23