__________ Cette histoire commence dans une ville d'Allemagne : Berlin, tout le monde connaît cette capitale ou en a déjà entendu parler une fois dans sa vie, que se soit à cause des conneries d'un raciste communiste ou grâce aux symphonies d'un grand musicien classique qui marqua les esprits. Mais Berlin n'est pas qu'une capitale, Berlin est une véritable fourmilière, chaque jour des milliers de gens circulent dans les rues, chaque jours tous ces gens ne se préoccupent que de leur personne et du schéma qu'ils répètent toute l'année : réveil, petit déjeuner, boulot, déjeuner, enfant, dîner, coucher, réveil et ainsi de suite, tel une chorégraphie enregistrée qui ne cesse de tourner en boucle. Dans cette ville, il y a un hôpital, et plus précisément il y a un étage spécialisé dans les cancers. Vos yeux sont ceux de la personne qui foule le sol de ses pieds et vous avancez lentement dans le couloir de ce 6ème étage, vous passez devant des dizaines de chambres, toutes plus semblables les unes que les autres : il y a des vitres aux stores relevés et par lesquelles vous apercevez les « petits cancéreux », ils sont jeunes et la plupart ne dépasseront pas l'adolescence ou leurs 18 ans s'ils sont déjà dans l'adolescence. Vous continuez d'avancer avec la même lenteur, observant encore et encore ses enfants destinés à la mort, observant leurs visages décharnés par la maladie qui les habite, observant leurs crânes lisses et la tristesse qui se lit dans les yeux de leurs parents. Au final, vous arrivez au bout du couloir sauf que la dernière chambre n'est pas ordinaire, cette fois-ci les stores sont baissés et un étrange malaise vous prend quand vos yeux se posent sur la porte. Vous ne savez pas pourquoi votre c½ur s'accélère ni pourquoi vos mains se font moites et encore moins pourquoi l'appréhension gagne tout votre être...
__________ Pour comprendre, il faut que vous sortiez de ce corps, maintenant vous êtes juste une caméra, un banale instrument qui permet de voir la scène d'un point de vue neutre et objectif : une personne, une porte, un couloir et un hôpital. Cette personne devant la porte, c'est un gars, il est habillé façon américaine avec un baggy et un tee-shirt large, il porte des dreads, une casquette et un bandeau. Ce garçon s'appelle Tom, il a 19 ans et vient rendre visite à son frère jumeau, Bill. Le c½ur qui s'accélère, les mains moites et l'appréhension se sont ses réactions que vous avez ressenties il y a quelques minutes. Il se décide finalement à pousser la porte et l'ambiance qui règne dans la pièce le bouleverse, comme toujours : c'est une ambiance lourde, tellement lourde que vous ne savez pas quoi faire ni quoi dire malgré l'assurance qui vous habite. L'assurance quitte Tom au moment même où il pose les yeux sur le corps frêle allongé sur le lit d'hôpital, il détaille toutes les formes de son frère, il détaille les mains blanches, la peau pâle, le buste légèrement découvert et les cheveux châtains clairs qui s'offrent à sa vue. Certains pourraient sûrement se poser la question du
« Pourquoi un cancéreux a-t-il encore ses cheveux ? », ceux à quoi Tom répondrait que si Bill a encore ses cheveux c'est tout simplement parce que la chimiothérapie ne servirait à rien, le cancer a été détecté trop tard et hormis retarder un peu plus sa mort cela ne lui apporterait que de la souffrance en plus, ils ont donc refusé le traitement après une longue discussion, une des dernières longues discussions qu'ils aient eu. Bill est atteint d'une leucémie, un cancer du sang qui attaque tout son corps, certains jours il peut rester assis 10 min et parler avec son frère mais d'autres fois son état le force à rester allongé et dormir plus de 15h d'affilé. Sa tête lui fait mal, elle bourdonne, tambourine ; ses muscles ne lui obéissent plus, ils sont faibles et engourdis ; il n'a plus que la force de remercier son frère d'être venu et les rares fois où il peut parler il lui raconte ses souvenirs avec lui, leurs souvenirs d'enfance, leurs souvenirs heureux ;il ne mange plus et ne bois que le strict minimum au risque que son estomac ne lui fasse tout rendre.
__________ Tom s'assoit sur la chaise à côté du lit de son jumeau, prenant bien soin de ne se prendre les pieds dans aucunes perfusions, il y en a des quantités autour de Bill et ça lui fait vraiment mal de le voir dans cet état, les perfusions servant pour la plupart à le maintenir en vie, diminuer sa douleur ou encore essayer tant bien que mal de lui faire garder un poids acceptable. Aujourd'hui est un mauvais jour, un jour où Bill ne peut rien faire et interdit généralement à son frère de lui rendre visite afin qu'il ne le voit pas aussi souffrant mais cette fois-ci Tom n'a pas céder à la demande de Bill et commence à regretter quand il se rend compte que son frère ne tiendra peut-être pas le coup plus longtemps. Un médecin rentre dans la chambre obscure, les volets étant fermés, il sourit amicalement au dreadé, vérifie la tension et le cardiographe de son patient. Une expression peinée prend alors place sur tout son visage et Tom s'inquiète :
_ Il y a un problème docteur ?, demande-t-il.
_ Oui, je suis navré monsieur Kaulitz mais ... votre frère ne tiendra plus très longtemps ainsi. Il a de plus en plus mal, de plus en plus de pertes de connaissances et les traitements sont de moins en moins efficaces, on a beau augmenter les doses cela ne suffit plus. Son corps devient faible de minutes en minutes, je ... je suis vraiment désolé mais nous ne pouvons plus rien faire.
_ Non, ce n'est pas possible, il y a forcément un moyen !, s'énerve Tom.
_ Il n'y a plus rien à faire, profitez de vos derniers moments avec lui, dans moins de 3 jours je crains qu'il ne soit plus de ce monde.
__________ C'est tout ce que le médecin dit, il repose son carnet dans sa veste et sort de la pièce en jetant un regard d'excuse à Tom, encore plus désespéré que quand il a posé les pieds dans la pièce. Il prend sa tête entre ses mains, ses mains rugueuses et expérimentées de musicien, et se laisse aller à sa peine. Tom ne pleur que rarement, il ne veut pas que son frère voit qu'il souffre, son frère a déjà assez à supporter sans avoir à consoler Tom en plus, c'est le point de vue de l'aînée de ces deux frères, aînée qui continue de laisser couler sa peine librement sans voir que son petit frère soulève péniblement ses paupières et demeure perplexe quand il aperçoit la personne à qui il tient le plus pleurer devant lui, croyant qu'il dort encore. Bill lève tant bien que mal sa main et passe ses doigts sur ceux de son frère, Tom relève les yeux et sourit tristement.
_ Bonjour, Bill, prononce-t-il la gorge encore serrée par ses larmes.
_ Qu'est-ce qui se passe ?, lui répond la voix fatiguée de Bill.
__________ Il ne lui donne pas de réponse et se lève pour se planter devant la fenêtre demandant s'il peut l'ouvrir un peu pour faire de l'air, ce qu'il fait après autorisation du jeune homme allongé sur son lit, sur son lit de mort ... Bill ne comprend pas, son frère n'est pas aussi distant d'habitude mais aujourd'hui n'est pas un jour comme d'habitude, aujourd'hui Tom se sent fatigué peut-être autant que Bill... Non pas autant. Celui-ci, toujours appuyé sur le rebord de la fenêtre et profitant de l'air frais du mois d'octobre porte son regard sur ce corps qu'il a contemplé 5 min auparavant. Des jambes fines et des cuisses osseuses qui se devinent à travers le drap blanc de l'hôpital, toujours se torse finement dévoilé et ses yeux ... Tom se perd dans ces yeux là, il y lit tant de chose, il y a lu tant de choses : il a 5 mois, il pouvait y lire la joie de vivre, la malice ou encore la curiosité ; à l'instant même il y lit de la tristesse, de l'incompréhension et de la peur.
_ Tom, s'il te plaît.
_ Pardon.
Il revient s'asseoir à ses côtés et prend sa main, la massant délicatement entre ses doigts tout en le regardant tendrement.
_ Pardon, répète-t-il.
_ Pardon pour quoi Tomi ?
_ Bill.
__________ Sa voix repart en sanglot, ce surnom si enfantin lui rappelle qu'il n'aura plus jamais son Bill. Il se jette dans ses bras fragiles et sert son frère, doucement pour ne pas le blesser mais assez pour lui faire ressentir les sentiments qui l'habitent. Bill répond faiblement à son étreinte et dépose un tendre baiser dans son cou, baiser représentatif de l'intensité de leurs sentiments, baiser doux, appuyé et discret. Il se dégage de l'emprise protectrice et plonge son regard dans celui de son homologue, y cherchant des indices pour savoir qu'est-ce qui met son frère dans cet état de tristesse et il n'a pas à chercher longtemps, Tom décide que son frère mérite de savoir la vérité alors il va lui avouer.
_ Le médecin est passé avant que tu ne te réveilles, commence-t-il.
_ Et ..., l'encourage Bill.
_ Il a regardé tout ses bidules qui t'entourent et ... et il a pris une expression bizarre et ...
_ Tourne pas autour du pot, le coupe son frère.
_ Il te reste 3 jours ou moins à vivre.
__________ Il baisse les yeux, ne voulant pas affronter le regard douloureux de son jumeau mais celui-ci l'oblige à le regarder d'une simple pression sur son menton avec son index gauche. Il lui intime de se rapprocher à nouveau de lui par le simple langage de leurs yeux ce à quoi Tom cède en le reprenant dans ses bras, respirant son odeur et caressant son dos. Bill profite de cette étreinte, il le sait et il le savait qu'il allait mourir, il a eu le temps de s'y faire mais apparemment Tom a cru qu'il pourrait y échapper, se faisant de faux espoirs. Oui, Bill a vraiment eu le temps de se faire à l'idée de sa mort, il n'a plus peur de la mort, il a su l'apprivoiser et la dévaloriser à tel point qu'il ne s'inquiète plus de savoir qu'il va mourir. Maintenant, il s'inquiète juste de savoir si son frère pourra supporter sa mort.
_ Dis Tomi, tu peux me promettre quelque chose ?
_ Peut-être, dis toujours !
_ Nan, tu promets et après je dis.
_ Bill, tu sais que je n'aime pas ça.
_ Je sais mais je te le demande quand même, s'il te plaît.
_ D'accord, c'est promis, capitule Tom.
_ Quand je serai plus là, je veux que tu restes ici, sur Terre. Je t'interdis de me rejoindre, et je veux que tu sois heureux.
_ Comment tu peux m'avoir fait promettre ça, Bill ? Ça va être l'enfer sans toi !
_ Ça l'est déjà, je vois que tu souffres mais sache que ... je serai toujours là dans ton c½ur, dans ta vie et autour de toi. Je t'aime plus que tout, Tom, plus que ma propre vie, qui ne vaut plus rien d'ailleurs.
_ Comment tu peux faire de l'humour dans ces moments là ?
_ C'est du cynisme, Tomi.
__________ Un silence prend place, c'est un silence léger où chacun profite de la chaleur de l'autre et du contact de sa peau. Chacun est dans ses pensées, pensées que Bill interrompt d'une voix timide :
_ Dis Tomi, je peux te demander quelque chose ?
_ Si tu ne me fais rien promettre demande, déclare Tom dans un demi-sourire.
_ Tu peux m'embrasser ?
__________ Tom se recule, surpris par la demande et considère curieusement son frère avant de se rapprocher lentement de ses lèvres douces. Il penche sa tête, effleure la peau charnue et rentre finalement en contact avec elles. Il ne bouge pas, a l'impression folle que son corps ne lui répond plus, que sa respiration s'est arrêtée et ne sait pas s'il doit aller plus loin ou pas. Cependant, comme pour répondre à sa question intérieure, Bill passe une main dans sa nuque lui informant qu'il peut aller plus loin. Le dreadé entrouvre alors ses lèvres et glisse sa langue entre celles de son frère qui les ouvre, au début il ne fait rien d'autre que redessiner l'intérieur de sa bouche puis leurs langues se rencontrent et se découvrent. Elles se taquinent, se cherchent, se retrouvent et se caressent d'une manière continuellement douce et empreinte de tendresse et d'amour. Ils finissent par se détacher à contre c½ur et se scrutent avant que Tom ne prenne la parole, poussé par sa curiosité :
_ Pourquoi tu voulais que je t'embrasse, petit frère ?
_ Je me suis toujours demandé comment tu embrassais toutes ses filles ?
_ Et ?
_ Tu les embrasses bien.
_ Moins bien qu'avec toi, rétorque Tom.
_ Je t'aime, Tomi.
_ Moi aussi, je t'aime.
__________ C'est la seule réponse qu'il parvient à lui donner, il reste enlacer encore 10 minutes quand un bruit strident perce les oreilles de Tom : c'est un bip continu et aigu, il ne veut pas entendre ce bruit, il sait ce que ça veut dire. Il se détache de son frère et ne peut regarder plus longtemps le visage de son frère, son frère mort dans ses bras.
__________ Une infirmière débarque rapidement, suivie par toute une horde de médecins qui tentent de le réanimer sous les yeux impuissants de Tom, mais lui, il sait que Bill ne se réveillera pas, il le sait au plus profond de lui-même et cette simple constatation lui amène les larmes aux yeux. Il sort de la chambre, court à perdre haleine, passant même par les escaliers, il sort du bâtiment aseptisé toujours en courant et part, loin, très loin de ce lieu de mort et de tristesse. Il le savait, il avait été prévenu et pas qu'aujourd'hui mais il a espéré, espéré à tord, comme un enfant qui croit que le monde est tout rose et que le père Noël existe, il a simplement espéré et voulu que son frère vive avec lui. Et comme un con, il a promis à son frère de vivre, il lui a promis d'essayer d'être heureux. Il ne veut pas vivre, il a juste envie de crever, de partir de ce monde ô combien cruel et injuste, il s'assoit sur le banc d'un parc. Ce parc est vide, il est 20h et à cette heure tout le monde dans les foyers mange et passe la soirée en famille seulement lui il a perdu sa famille, il a perdu son frère jumeau, celui avec qui il riait jusqu'à 3h du mat', celui avec qui il se disputait et se frappait à coup de poêle, celui qu'il aimait et à qui il avait dit « je t'aime », juste à lui, avec lui, rien que lui. Ses larmes défilent toujours sur ses joues, elles sont toujours aussi abondantes et elles le brûlent, il est déchiré de l'intérieur et rien ne peut apaiser sa peine, pour l'instant ...
[...]
___________ Deux ans ont passés, aujourd'hui Tom se rend à son entreprise car voyez vous il a monté sa propre entreprise, une entreprise de recherche médicale et en deux ans, la recherche a abouti à un remède contre le cancer du sang et la plupart des autres cancers. Tom est fier de son travail car grâce à son traitement et son vaccin les gens pourront vivre leur vie et ils n'auront pas le destin de Bill. Voyez vous, il n'a pas oublié son frère, on ne peut pas oublier la personne qui a compté et compte le plus pour vous c'est techniquement impossible, pour Tom comme pour de nombreuses personnes. Il a refait sa vie, avec un homme aussi étrange que ça a pu paraître à sa famille mais il ne comprenait plus les filles alors il s'est tourné vers les hommes. Il n'a pas vraiment cherché à rencontré son copain, nous dirons que c'est plutôt l'amour qui leur est tombé dessus. Bien sûr, il n'aime pas son copain, John qu'il s'appelle, comme il a aimé Bill, cet amour là n'est pas comparable mais John a beaucoup été là pour lui, il l'a soutenu, il lui a apprit à vivre de nouveau et à sourire. Il lui a fait comprendre que si Bill n'était plus là, il fallait que lui il se relève et vive pour son frère, il lui a fait comprendre que son frère habiterait toujours son c½ur et que oublier sa douleur n'était ni un manque de respect ni un manque d'amour envers lui. Alors, Tom s'est relevé, il a monté son entreprise de recherche, a rapidement trouvé des chercheurs compétant, John étant lui-même chercheur et possédant des relations, a débloqué des fonds pour financer les recherches et aujourd'hui il est là : Tom, 21 ans, patron de la plus grande boîte de recherches et médicaments cancérigènes du pays, il a su développé son commerce en ne vendant pas ses médicament à des prix exorbitants et il a même crée des centres médicaux avec toutes les sortes d'oncologues spécialisés dans un domaine particulier.
__________ Et aujourd'hui, deux ans jours pour jours après la mort de son frère, il donne une conférence de presse internationale, aboutissement de son investissement. Il rentre dans la grande salle et se dirige immédiatement vers l'estrade où un micro l'attend.
_ Mesdames et messieurs, bonjour ! Je vous remercie de vous êtes déplacé pour cette conférence de presse sur nos produits et l'entreprise. J'attends vos questions.
_ D'où vous est l'idée de crée une telle entreprise vous qui n'avez pas d'expérience ni en science ni en
recherche ?, demande une première journaliste.
_ Il y a deux ans, mon frère jumeau est décédé des suites d'une leucémie repérée trop tard et par la suite, j'ai voulu faire en sorte que les gens ne connaissent pas la douleur de perdre un proche de cette manière et que les cancers sous toutes leurs formes soient repérés facilement et traités efficacement. Mon inexpérience a vite été oublié car mes employés sont gentils et m'expliquent se qu'ils font quand je leur demande ou que j'ai du mal à cerner leurs opérations.
_ Pourquoi avoir aussi crée des centre médicaux ? La vente de médicaments ne suffisait plus ?
_ Elle était largement suffisante, si j'ai crée ces centres ce n'est pas pour récolter plus d'argent mais plutôt pour que les gens soient mieux informés, moins ignorants, pour qu'ils puissent être dépistés, soignés et vivre avec le sourire, et certainement pas en attendant que le cancer les emporte.
_ Une réussite, puisque les morts du cancer ont baissé de 30% depuis que vos médicaments, non ?
_ Evidemment ! Nous travaillons à éradiquer toutes les sortes de cancer, pour toutes les personnes et de tous les âges alors que 30% des personnes atteintes de cancers ne soient plus en danger de mort immédiat grâce à notre action est évidemment une réussite.
__________ Les questions et les réponses se poursuivent ainsi pendant encore quelques temps mais au fond, tout ce qui compte c'est que Tom soit heureux et qu'il n'oublie pas Bill. Bill qui restera a jamais dans son c½ur car sans lui il n'aurait jamais accompli toutes ses choses, il n'aurait peut-être jamais rencontré John avec qui il est finalement heureux dans sa vie de couple et dans sa vie sociale.
__________ Et pour tout ceux qui perdent un proche, un ami ou même un animal de compagnie (car l'amour est partout et pour tout le monde) je dirai qu'il faut continuer à vivre, à vivre pour la personne qui nous a quitté et accomplir son destin en gardant la tête haute car les personnes que nous aimions et qui nous ont aimé sont à jamais gravé dans nos c½urs et tant que nous les gardons dans nos mémoires, ils restent vivant à travers nous ... à jamais.
Un jour, Bill à écrit :
Quand rien n'ira plus je serai un ange, rien que pour toi
Pour toi j'apparaîtrai dans les nuits les plus sombres
Et nous nous envolerons loin d'ici
Nous ne nous perdrons jamais. (Wenn Nichts Mehr Geht)
ENDE
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Verdict ?